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TITLE: Fidelys Tunisair : l’erreur qui fait perdre des miles dès le premier vol
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Je vole assez régulièrement vers Tunis pour mes recherches sur le littoral méditerranéen, et c’est en refaisant mon carnet de comptes de voyage, un soir d’escale à Tunis-Carthage en septembre dernier, que j’ai réalisé que la moitié de mes vols Tunisair n’avaient jamais été rattachés à mon compte de fidélité. L’espace membre Fidelys se trouve à l’adresse fidelys.tunisair.com/fr : c’est là que tout se joue, de l’inscription à la consultation du solde de miles. Voici ce que j’en ai retenu, entre deux allers-retours.

Ce que recouvre le programme Fidelys

Fidelys est le programme de fidélité de la compagnie nationale tunisienne, ouvert à tout passager régulier de la ligne, qu’il voyage pour des raisons professionnelles ou, comme moi, pour des séjours de terrain répétés. Le principe est classique dans l’aviation commerciale : chaque vol effectué avec Tunisair génère des miles, convertibles ensuite en avantages concrets. Ce qui distingue Fidelys d’un simple programme de points, c’est que certains privilèges s’appliquent dès le premier billet, y compris pour un passager voyageant sans bagage en soute, un détail qui compte pour qui, comme moi, préfère limiter son chargement à un sac de cabine et un carnet de notes.

Un programme pensé pour le voyageur récurrent

La logique du programme récompense la régularité plutôt que l’exception. Un lecteur habitué aux systèmes suisses de fidélisation ferroviaire, où l’abonnement demi-tarif s’achète en une fois, sera surpris par la mécanique inverse de Fidelys : ici, rien n’est acquis d’avance, tout se construit vol après vol. C’est une différence de philosophie qu’il vaut la peine de garder en tête avant de comparer les deux systèmes terme à terme. Pour un lecteur basé en Suisse romande, la liaison vers Tunis suppose souvent une escale, ce qui rend d’autant plus utile de sécuriser chaque segment du billet sous le même compte Fidelys.

Créer son compte, sans complication

L’inscription se fait par un formulaire en ligne, accessible directement depuis la page d’accueil de l’espace Fidelys. Elle reste gratuite, ce qui n’est pas anodin : contrairement à certaines cartes de fidélité hôtelières qui exigent un premier séjour payant pour activer le compte, ici l’adhésion précède le voyage. Rien n’oblige à s’y prendre à l’avance : je l’ai fait un soir, entre deux vérifications d’horaires, en moins de temps qu’il n’en faut pour préparer un sac de cabine. J’aurais gagné à le comprendre plus tôt, avant ces vols passés qui n’ont jamais compté pour rien.

Se connecter et débloquer les situations courantes

Une fois le compte créé, la connexion se fait avec l’identifiant renseigné à l’inscription et le mot de passe choisi. En cas d’oubli, la procédure de récupération passe par l’adresse e-mail associée au compte. C’est un mécanisme standard, mais il vaut mieux l’anticiper avant de partir : je n’ai jamais réussi à réinitialiser quoi que ce soit depuis un aéroport où le réseau hésite entre deux barres et une déconnexion complète.

Carte non reçue ou miles manquants

Si la carte physique tarde à arriver ou si des miles d’un vol récent n’apparaissent pas sur le compte, la voie la plus directe reste de contacter le service dédié au programme via l’espace membre lui-même, en signalant le numéro de vol concerné. Je garde toujours ma carte d’embarquement dans mon carnet de terrain quelques semaines après le retour, justement pour ce genre de réclamation.

Les avantages, et l’art de ne pas rompre la chaîne

Les privilèges Fidelys s’étagent par paliers, dont les seuils précis en miles cumulés sont détaillés directement dans l’espace personnel une fois connecté. Je me garderai d’en donner des chiffres approximatifs : la grille évolue et mérite d’être vérifiée à la source plutôt que recopiée. Ce qui est certain, en revanche, c’est que la progression repose sur la continuité des vols enregistrés sur le compte, et c’est là que se niche l’erreur la plus commune.

C’est en cataloguant ma collection de guides de voyage anciens, chinés dans les brocantes de Suisse romande, que l’image m’est venue : un guide isolé, sans les tomes qui l’entourent dans une même collection, perd une bonne part de sa valeur documentaire. Il en va de même pour les miles Fidelys. Un vol effectué avant l’inscription, ou réservé sous un nom légèrement différent de celui figurant sur le compte, ne se rattrape pratiquement jamais après coup. La chaîne des vols enregistrés se rompt, et ce maillon manquant reste manquant. La leçon pratique est simple : créer son compte avant le tout premier vol, et vérifier systématiquement, à chaque réservation, que le numéro Fidelys est bien associé au billet. C’est un réflexe de quelques secondes qui évite des mois de réclamation.

Cumuler et faire vivre ses miles sur la durée

Les miles s’accumulent au fil des vols et peuvent ensuite s’échanger contre des avantages liés au voyage lui-même. Priorité d’embarquement, franchise bagage supplémentaire ou surclassement, selon les conditions en vigueur au moment de l’échange, consultables dans l’espace membre. Je recommande de consulter son solde après chaque déplacement plutôt qu’une fois par an : c’est l’habitude qui, plus que le nombre de vols, fait la différence sur la durée. Un carnet de bord, qu’il soit numérique ou griffonné à la main comme le mien, rend ce suivi presque plaisant plutôt que contraignant. Combien de miles ai-je moi-même laissés filer avant de comprendre ce mécanisme ? Je n’ose pas refaire le calcul, mais la question mérite d’être posée avant le prochain vol.